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La consommation mère de tous les maux !

8 mars 2009

L’économie et avec elle la consommation et le culte de la croissance, est devenu la religion de substitution dans nos sociétés modernes (succédant au désenchantement du monde) (J.C. Michéa – La double pensée). Pourquoi est-elle néfaste ? Car elle est le principe même qui nourrit l’individualisme. Suscitant des désirs toujours nouveaux, qui par définition sont insatiables, elle pousse l’individu à toujours plus de consommation. « Aujourd’hui, la consommation met en péril les ressources de l’environnement et exacerbe les inégalités » (Rapport mondial sur le développement humain). C’est le médium par lequel se développent la compétition sociale et la distinction. C’est le lieu par excellence du symbolique : c’est à travers elle que je marque mon appartenance sociale, indiquant aux autres qui je suis et ce que je vaux (pouvoir des marques devenues des marqueurs). (Au-delà du PIB – D. Méda)

L’individu au nom de l’expression de soi, de la conquête de sa liberté et de son identité, aspire à satisfaire le moindre de ses besoins, même ceux créés de toute pièce par le système spectaculaire-marchand, et notamment sa propagande publicitaire et son industrie du divertissement et de l’information. Nous sommes là vraiment dans « la société du spectacle » théorisée par G. Debord.

Ce système là, en exploitant ce qu’il y a de plus vil en l’homme, croyait avoir trouvé le moyen de s’autonourrir et ainsi de durer indéfiniment !

Mais voila, nous vivons dans un écosystème fermé où les ressources ne sont pas infinies ! Le principe même, dès le départ, était voué à l’échec (une économie basée sur une croissance sans fin, alimentée par une consommation en perpétuelle augmentation. Il faut donc trouver autre chose, changer de modèle, remplacer l’individu par la personne et la consommation par le commerce.

La personne est le contraire de l’individu (consommateur égocentré), elle est encrée dans l’humain. C’est une fibre tissée (tissu social), reliée aux autres, soucieuse de l’harmonie des rapports humains et de la préservation de l’environnement (ressources, biodiversité, eau, air). La personne porte en elle des valeurs de solidarité, de respect des différences, ne raisonne pas qu’en termes de marchandise, de compétition interindividuelle, mais valorise les arts, la culture, la connaissance, l’engagement dans les différentes institutions démocratiques au service de l’intérêt général, l’exercice de la liberté de choix … La personne commerce alors que l’individu consomme. Le commerce oblige les hommes à la sociabilité, aux échanges, au partage de biens. Il permet aux hommes de se rapprocher, d’instaurer plus de démocratie pour bien fonctionner. Il en résulte plus de stabilité, et l’instauration d’une paix durable (modèle de l’Europe). Le commerce est un puissant facteur de civilisation.

Tout le problème est donc de valoriser socialement la personne (valoriser le temps humain lorsqu’il n’est pas utilisé à la production).

Quand nous serons plus de personnes que d’individus, nous pourrons imposer à l’appareil de production, la fabrication de produits et services ne servant qu’à nous libérer de la nécessité, et respectueux de l’environnement, parce que ce qui comptera ce ne sera pas de paraître mais d’être un écocitoyen.


A suivre…

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