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Comment opérer ce changement ?

12 avril 2009

Transformer les individus en « Personnes » nécessite de poser un nouveau regard sur notre organisation sociétale, « pour relier l’ensemble des phénomènes d’une manière qui fait sens  » (C. Lepage – Vivre autrement). Ceci passe par une relocalisation maximale de l’économie et de la production énergétique (solaire, éolienne, biomasse…). Il  conviendrait d’éviter le transport des produits et de l’énergie (gros consommateur d’énergie).  Il faudrait également s’inspirer du modèle de l’économie symbiotique (modèle des écosystèmes du vivants), transformer les inconvénients en avantages et éviter que les avantages deviennent des inconvénients. Ce qui implique que les déchets et rejets des uns deviennent la matière première ou l’énergie des autres. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » (Loi de Lavoisier) qui n’est qu’une reformulation d’Anaxagore de Clazomènes : « Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau » énoncé cinq siècles avant JC. Ou pour le dire autrement : penser l’organisation selon le principe gagnant – gagnant entre les hommes mais aussi avec notre environnement (Le concept philosophique de la win-win négociation est ainsi défini par ses initiateurs américains :  » Atteindre des objectifs communs en répondant aux besoins spécifiques et différents de chacun, pour une satisfaction mutuelle. « ). Nous devons faire en sorte que l’ancienne compétition se transforme en collaboration, regarder le futur, non pas comme un passé projeté vers l’avenir, mais inventer un nouveau parangon.

A suivre …

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From → Politique

2 commentaires
  1. Pierre V permalink

    Que penses-tu de cela ?

    La « ville à la campagne », une utopie ravageuse.

    Le baromètre annuel de Terre sauvage, publié le 26 septembre 2008, accorde une note de 6 sur 20 à la préservation des espaces sauvages en France. Dans le plus grand pays d’Europe qu’est la France (Russie mise à part), la destruction des héritages ruraux et paysans, rappelée par l’historien J.-P. Rioux dans Sud Ouest s’accélère. La richesse économique et l’étendue du territoire ont créé un sentiment d’abondance proche de l’imaginaire américain. Un land of plenty à la française. La rapide déprise paysanne depuis la guerre, et la division par 10 du nombre de paysans, ont créé un sentiment d’irresponsabilité collective vis-à-vis des terroirs et du territoire.
    Les campagnes n’ont plus d’unité. Une partie croissante du « rural profond » est abandonnée à la forêt. Un espace intermédiaire, soumis à l’agriculture industrielle, a transformé les campagnes, par arasage des haies, multiplication des hangars, compression de la faune (papillons, abeilles, « nuisibles »…) et de la flore (fleurs des champs, espèces non standardisées…), à l’aide des pesticides, de la pollution des nappes etc. Enfin, un vaste espace périurbain est livré à la spéculation commerciale et foncière.
    Une féroce bataille s’est instaurée entre municipalités de « banlieue » (vieille expression médiévale remise au goût du jour). Légitimée par les « Trente Glorieuses », et plus encore par un chômage trentenaire, cette bataille a eu pour objet de capter la taxe professionnelle et les impôts locaux, quel qu’en soit le prix en termes de défiguration de l’espace, d’abolition de tout bon sens urbanistique, et plus encore de toute esthétique. La civilisation de l’automobile a fait le reste, avec ses rocades et ses parkings.
    Les communes proches des villes anciennes sont devenues le réceptacle du déversement urbain, livré à la Sainte trilogie, « autoroutes, zones commerciales, cités de peuplement ». L’envahissement de l’espace rural proche a été pudiquement qualifié par les géographes de « mitage » urbain. Bien qu’il réalise le slogan de l’humoriste, « la ville à la campagne », il n’est pas sans évoquer l’étrange frénésie des Chinois à éradiquer les témoins de leur ancien état de civilisation. La France, comme la Chine, ont peut-être été trop tardivement paysannes pour ne pas en subir un violent dépit affectif ?
    Les résultats sont édifiants. La France est aux premiers rangs en Europe de la destruction des espèces animales et végétales, de la prolifération des espèces invasives (voir la colonisation des herbes de pampa et des ragondins autour de Bordeaux), et de la destruction des milieux naturels fragiles. Elle perd chaque année plus de 130 000 hectares naturels livrés aux parkings, aux infrastructures et à l’urbanisation. L’absence de débat public à ce sujet est sidérante dans un pays qui se dit attaché à son patrimoine, et qui mise sur le tourisme à long terme. Les 36 000 communes françaises sont trop jalouses de leurs prérogatives pour en débattre, tandis que l’intercommunalité veille avant tout au partage de la rente.
    En termes d’esthétique, de beauté et d’harmonie spatiales, le résultat est sans appel. Parmi tant d’autres exemple, prenons celui de l’agglomération bordelaise. Ce pourrait être Montpellier, Toulouse ou Arles, autant de villes épargnées par la violence des guerres, quand les villes de l’Ouest, du Nord et de l’Est étaient dévastées. Autant de villes par ailleurs posées, il y a peu de temps encore, dans des campagnes et des paysages parmi les plus beaux du monde.
    Quand Sud Ouest interroge les néo-Girondins sur leur amour de Bordeaux ou de la région, il faut dire sa tristesse devant l’extension anarchique de la grande agglomération girondine. La « bétonnisation » (ou la « hangarisation » ?) de la grande couronne, le long de la rocade et des axes routiers, a défiguré en silence des paysages exceptionnels, qu’il faut aller chercher de plus en plus loin.
    Les tristes hauts de Garonne, à proximité de la rocade comme au départ de l’autoroute de Lyon sur dix kilomètres, ou sur la route de Bergerac, sont emblématiques. Côté Ouest, la marche à la mer de l’agglomération ne détruit pas, comme à l’Est, un espace rural bocager et viticole, mais la forêt landaise, grignotée par des cités pavillonnaires, des piscines et jardins privés, et des hangars industriels (ou « boîte à chaussures », selon l’expression de J.-P. Raffarin). Pour la création d’emplois, dont rien ne justifie qu’ils soient plantés en plein champ ou en forêt, hormis la captation de la taxe professionnelle, on assiste à l’extension vers de littoral d’une agglomération déjà très dilatée. C’est la « littoralisation », disent les modernes !
    Médocains et Girondins, qui ont été prompts à se révolter contre les projets de rocade autoroutière et de ponts urbains, restent silencieux face à l’avancée systématique et dévorante de l’agglomération. L’activité économique et la lutte contre le chômage justifient un « étalement » hors de contrôle mais célébré (supplément économique de Sud Ouest, 26 septembre 2008). L’objectif implicite est-il que chaque commune soit entièrement bétonnée, puisque le bâti est fiscalement plus rentable que le non bâti ?
    Le triplement de la population du grand Bordeaux au vingtième siècle s’est traduit par une extension disproportionnée de l’espace urbanisé (multiplié par 10 ?), alors que Bordeaux ville est moins peuplée en 2010 qu’en 1900 ! La dégradation concomitante de l’espace et de l’esthétique donne crédit au constat du peintre Balthus faisant du vingtième siècle « le siècle de la laideur ». En atteste la multiplication pavlovienne des ronds-points et des artifices d’un urbanisme mimétique, qui noie dans (ou sous) le béton masures, chartreuses, bosquets, bois et ruisseaux…
    L’aberration écologique et énergétique corollaire n’est plus à expliquer. Le saccage de la rive droite, la multiplication des panneaux et drapeaux publicitaires, sur les routes de Toulouse, du Cap Ferret, du Médoc ou de La Brède, la construction des fast-foods et des hangars aux couleurs criardes sont un triste visage de la « liberté du commerce et de l’industrie ». Cette liberté constitutionnelle exprime un libéralisme que les Français aiment pourtant condamner. Tout individu est libre de nuire à l’intérêt collectif dès lors qu’il investit.
    En 2004, l’absence d’émeutes de banlieue dans l’agglomération a montré que les choses sont moins pires qu’ailleurs, voire que l’étalement de la ville peut être positif. Et le tramway raccommode les fils du patchwork urbain au fur et à mesure de son avancée. Mais qu’en est-il des espaces interstitiels, des terrains vagues, des « zones » diverses (d’habitat, d’activité, de transit, de repos…), et des forêts proches, souvent souillées des déchets matériels de notre société ?
    Le périmètre Unesco du centre de l’agglomération, comme les vignobles alentours, sont protégés avec une même passion esthétique et patrimoniale, sans que cela ne nuise à l’activité économique. Mais cela laisse dans l’entre-deux une « zone » aux contours flous, qui noie ses paysages et ses beautés dans une étrange indifférence. Jusqu’à quand ?

    Pierre Vermeren, avril 2009.

  2. Jean-Christophe ROBERT permalink

    Proposition concrète face à l’inquiétude planétaire
    (ou appel à un sursaut vital, individuel et collectif!)

    Relocaliser nos économies est le maître mot, à commencer par la production agricole qui est le secteur primaire dont dépend directement la vie de nos sociétés. Nous devons donc développer, aussi rapidement que possible, la production, la distribution et la consommation alimentaire locale.

    Nous devons également réorganiser les autres secteurs de l’économie dans ce sens, afin de donner une dimension globale et équilibrée à cette démarche.

    Cette relocalisation économique ne doit pas être conduite dans une logique de repli sur nos cantons respectifs, mais doit permettre la reconquête d’une autonomie vital pour chaque territoire. C’est précisément cette autonomie vitale qui peut nous permettre de cohabiter, de commercer et d’échanger de façon réellement équitable et non prédatrice avec les autres bassins de population de la planète.

    Pour avancer rapidement et efficacement vers cette nouvelle forme de développement humain, il nous faut faire évoluer notre quotidien de façon individuelle collective. Nous pouvons, en particuliers, faire les choix suivants:
    Consommer de façon locale et de manière responsable sur le plan écologique et social.
    Orienter nos activités professionnelles dans le même sens (utilisation de biens et de services durables pour faire fonctionner notre activité, et proposition de nouveaux produits et services de même orientation, permettant de compléter et de diversifier l’offre du marché local déjà existante),
    Utiliser notre épargne de façon intelligente et utile (ex: financement d’achat de terres agricoles avec terre de liens (www.terredeliens.org), apport de capitaux à des «banques éthiques» ou à des porteurs de projets de l’économie locale et solidaire…). Nous pouvons en faire de même avec notre patrimoine foncier, immobilier et productif…

    Il nous faut par ailleurs utiliser notre droit de vote (avec ses limites, certes, mais aussi sa capacité de changement réelle!). Il s’agit en effet d’ un droit, d’un pouvoir et d’un devoir fondamental auquel n’ont pas accès bien des individus, et pour l’obtention duquel de nombreuses personnes se sont fait, et se font encore trouer la peau. Les élections, aussi bien locales que internationales (Parlement Européen par exemple) sont autant de leviers essentiels grâce auxquels nous pouvons orienter les politiques de nos représentants élus.

    Au delà de cette participation individuelle minimum, rien ne nous empêche de nous investir t dans le débat démocratique et la prise de responsabilité politique, que ce soit en tant que militant associatif, porte parole d’un parti ou élu du peuple (affaire de conviction et de disponibilité personnelle, bien sûr!).

    Il paraît en effet de plus en plus vital d’organiser une résistance massive et structurée de la société civile pour faire face à la puissance des «lobbies militaro-industriels» (formule un peu barbare mais juste!), qui nous entrainent vers le chaos planétaire à court ou moyen terme. Nous devons, pour cela, réinvestir l’espace démocratique que nous nous sommes laissé confisqué par notre propre fatalisme, paraisse ou docilité; penchants naturels de chacun(e) de nous, intelligemment entretenus par ce pôle dominant.

    Nous avons clairement le droit et le devoir de nous mobiliser et de nous faire entendre, par tous les moyens légaux, au sein des instances de pouvoir décisionnels telles que les collectivités territoriales, les gouvernements, et surtout les structures inter-Étatiques comme l’Union Européenne, l’OMC, la Banque Mondiale, le FMI ou l’ONU; organismes indispensables mais dont les missions régulatrices sont détournées au profit de quelques uns dans l’indifférence et la passivité de tous…

    Il est donc urgent que nous nous impliquions de façon individuelle et collective, à l’échelle locale et planétaire, dans une mise en réseau, un échange d’information et une action concertée avec tous les acteurs de la société humaine, qu’il s’agisse de personnes physiques et morales. Nous disposons pour cela de nombreux moyens d’échange, de la parole directe jusqu’à la communication numérique.

    Cette mise en réseau collective, ainsi que cette action multiple et concertée, doivent être relayées à tous les niveaux et auprès de tous les individus et institutions qui nous entourent, y compris celles et ceux qui nous paraissent les moins fréquentables. Ce n’est que collectivement que nous pourrons nous réapproprier notre destinée commune et construire des solutions réalistes et partagées.

    Il s’agit en effet de la survie de tous et chacun(e) de nous connait aujourd’hui clairement les dangers qui nous menacent, et ceux, plus durs encore, qui menacent nos enfants ou ceux de nos proches.

    N’oublions jamais que tout être humain(e) possède en elle et en lui sa part d’humanité et d’intelligence collective potentielle…

    Et, pour finir gardons toujours l’esprit du combat positif et le sens de l’humus!

    Jean-Christophe ROBERT
    (membre actif de l’association «Filière Paysanne» pour le développement de l’alimentation locale)
    82, rue des Bons Enfants
    13006 Marseille
    FRANCE
    04 91 47 84 95
    jccastagne@yahoo.fr

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