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Pour un développement soutenable régionalisé.

20 octobre 2009


Construire une EcoRégion en réorganisant et planifiant les productions locales pour répondre à la demande territoriale.

Notre objectif  est de permettre un développement de la Région Aquitaine, en préservant le lien humain et l’environnement, tout en développant les solidarités. Un espace ou l’homme se trouve non pas au-dessus mais parmi son environnement. Ceci nécessite la mise en œuvre d’une économie au service d’un développement humain qualitatif et non plus exclusivement quantitatif.

Aux  3 piliers classiques du développement durable (économique, social et environnemental), nous devons ajouter une nouvelle gouvernance territoriale fondée sur une démocratie délibérative et la participation de tous les acteurs concernés par les projets locaux  (par le biais des conseils de quartiers, ou de ville, ou plus largement par le recours à un  Référendum pour toute décision d’orientation régionale d’importance)

Afin de rendre tous les agents économiques (producteurs et consommateurs) responsables de leurs actes et que chacun agisse en connaissance de cause, il est primordial d’avoir une information objective, exhaustive, transparente et accessible à tous.

Pour mener à bien ce projet  il nous paraît essentiel de « Mieux connaître et mieux faire connaître, pour mieux gérer ».  Pour y parvenir, deux actions fortes sont nécessaires :

–       La connaissance qualitative et quantitative de l’état des ressources (eau, air, biodiversité, biomasse, sols…) pour permettre une gestion raisonnée, compréhensible et acceptée par tous. En instituant une comptabilité patrimoniale de ces ressources, nous pourrons mener des actions de protection et de gestion les plus adaptées.

–       La mise en place d’une traçabilité écologique de toute production humaine (cycle de vie des produits – éco-étiquetage [empreinte écologique]) pour pouvoir mener une politique incitative de préservation des ressources et de l’environnement.

Une politique régionale forte de création et de gestion des données environnementales locales (observatoires et outils de catalogages de données à construire à une échelle régionale) doit être mise en œuvre afin de répondre localement à la déclinaison de la Directive INSPIRE qui préconise en particulier la mise à disposition de tous des données environnementales publiques.

Au-delà de ce préalable, il existe plusieurs leviers sur lesquels nous pouvons agir :

– Economie :

Construire un espace économique régional en régénérant une économie de proximité pour satisfaire les besoins essentiels de la population locale (Agriculture – Agroalimentaire – Industrie – Artisanat) en privilégiant la production, la transformation et la consommation des ressources locales.

Privilégier les aides publiques à l’éclosion d’entreprises dans des nouvelles éco filières (moteurs électriques et à hydrogène, matériaux écologiques, éco conception et éco construction…)

Promouvoir et développer l’économie sociale et solidaire

– Commande publique :

Obligation pour les achats et investissements publics de s’inscrire systématiquement dans une perspective de soutenabilité et d’éco-responsabilité (notion d’exemplarité des politiques publiques) (alimentation de proximité – véhicules propres …) – Encourager tous les marchés captifs à en faire de même par des incitations fiscales fortes

Favoriser les PME locales, respectueuses de l’environnement, en favorisant leur position dans le cahier des charges publiques.

– Fiscalité :

Favoriser le transfert de fiscalité (à prélèvement constant) du travail vers une fiscalité environnementale, basée sur la dégradation des ressources et les dépenses d’énergie, en instaurant un système de bonus – malus selon le principe pollueur payeur appliqué à tout un chacun.

– Energie :

Développer : les économies d’énergie, l’efficience énergétique et les productions locales d’énergie renouvelable en favorisant les énergies alternatives au nucléaire : biomasse (bois énergie), éolien, solaire, agro-carburants de 2° (à base de déchets végétaux) et 3° génération (à base d’algues), hydroélectricité, micro-centrales et géothermie, pour développer l’autosuffisance énergétique.

– Eau :

Acquisition de foncier sur les bassins de captage en y plantant une couverture forestière diversifiée (filtrage naturel – préservation de la biodiversité) et à défaut d’acquisition Inciter à la plantation forestière dans un cadre collectif ( avec maîtrise foncière partenariale avec les collectivités concernées, parcs, pays etc.. ). Mettre en place les actions collectives de prévention et de porter à connaissance sur les périmètres concernés.

Incitation à la récupération des eaux de pluies (pour le lavage – arrosage…) par la fiscalité.

– Transports :

Réduire les émissions de CO2

# Fret :

Réduire les flux de marchandises en relocalisant l’économie (produire local pour répondre aux besoins de consommation courante de la population).

Développer les structures (les nœuds : plates-formes intermodales et les tronçons : ferrés et fluviaux) qui permettent le développement des transports intermodaux combinant mer, fluvial, ferroutage où la place de la route est la plus faible possible.

Relancer la liaison européenne de fret Paris >Madrid par Camfranc

# Passager :

Développer les transports collectifs régionaux (priorité aux TER cadencés) et accélérer la ligne LGV entre Bordeaux Paris et Espagne par Irun)

– Agriculture :

Mener une politique permettant d’assumer dans le futur un approvisionnement local pour tous les produits de base nécessaires à l’alimentation humaine (blé, viande, fruits, légumes…) ceci permettant de limiter les transports et de maitriser la sécurité sanitaire des productions.

Aider et accélérer la transformation de l’agriculture vers une agriculture de proximité respectueuse de l’environnement (sans intrants : pesticides, biocides et produits chimiques) (développer les filières de compostage comme les biofermes (phytorestauration) et lombricompostage à grande échelle pour fertiliser les sols)

Préservation dans les documents d’Urbanisme ( SCOT et PLU ) de zones foncières en  périurbain pour location au maraîchage.

Enrayer la disparition d’exploitation agricole par une politique d’aide à leur  installation et à la transmission des jeunes agriculteurs (actuellement un installé pour 4 qui partent !) et à leur indépendance énergétique (panneaux solaires, installation de méthaniseurs…) et par la reconnaissance de leur fonction « entretien du paysage ».

Réduire la dépendance des agro-systèmes aux crises .Développer les labels de qualité incluant des critères environnementaux (AOC, Labels etc.…). Favoriser l’innovation agronomique et durable, développer les formations pour une  gestion économique et durable des exploitations.

– Bâtiments / Urbanisme :

A partir de 2010 ne construire que des bâtiments publics passifs – Lancer un grand programme de rénovation énergétique de l’ancien (incitation fiscale pour les particuliers et entreprises privées) – Lutter contre étalement urbain et la diminution des surfaces agricoles et naturelles. Privilégier les matériaux de construction locaux et en particulier la filière bois – construction

– Déchets :

Inciter à la réduction en taxant le suremballage – Mettre en place en périphérie urbaine des filières de réutilisation et récupération des matériaux – Développer les filières de compostage (bioferme (phytorestauration) et lombricompostage. Organiser les filières de récupération pour alimenter la production locale en appliquant le principe : les déchets des uns doivent devenir les matières premières et/ou l’énergie des autres (Exemple de la récupération et de la transformation des huiles de cuisson usagées en carburant pour les machines agricoles locales …)

– Biodiversité :

Restauration de la nature en ville – Corridors biologiques ( trame bleue et verte ) et actions collectives de valorisation (contractualisations et porter à connaissance) , préservation des zones HVN ( à Haute Valeur Naturelle).

Prise en compte de la biodiversité ordinaire, du risque incendie, de la gestion de la faune sauvage et de la flore. Développer les Parc Régionaux principalement sur les bassins de captage de l’eau.

– Recherche & Formation

Favoriser la recherche dans le domaine des nouvelles technologies de l’agriculture et de l’énergie.

Créer des pôles régionaux de compétitivité en ecotechnologie pour fournir les technologies de demain permettant un développement durable de notre société et de nos industries, en réduisant leur impact environnemental, en rassemblant des entreprises, des laboratoires de recherche et des établissements de formation pour développer des synergies et des coopérations. L’enjeu est de s’appuyer sur les synergies et des projets collaboratifs et innovants dans les domaines : Agroalimentaire et Bioressources, Environnement, Energie, Transports, Nouveaux Matériaux (Bambou, lin, nanotechnologie, etc ….).

Développer l’interface recherche –action-innovation, favoriser la pluridisciplinarité et la prise en compte des sciences du vivant complexes comme, l’Agronomie et la foresterie, la génétique, l’écologie, la biologie l’environnement et la santé humaine.

Développer les filières de formations des artisans locaux à l’écocontruction avec les matériaux régionaux (filière bois-construction)

Accompagnement des entreprises vers l’écoéfficacité (plan de déplacement d’entreprise…).

L’ensemble de ces mesures a pour but de créer des emplois non délocalisables, d’assurer une meilleure sécurité alimentaire pour la population du territoire aquitain, de diminuer la dépendance énergétique de l’Aquitaine à l’énergie nucléaire et aux énergies fossiles tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en préservant les ressources naturelles et l’environnement.

Enfin sur la question de la croissance ou de la décroissance, nous devons avoir une approche dialogique.

Remplacer le principe du « travailler plus pour gagner plus », par : « consommer mieux pour dépenser moins » !

Ce qui implique prioritairement de rendre moins chers les produits les moins polluants, pour inciter d’abord les consommateurs à éco consommer.

Ceci peut se faire par un transfert des taxes et des prélèvements du travail (modèle actuel), vers les activités polluantes. A partir du cycle de vie des produits et de leur empreinte écologique, il faut imposer par la loi un éco étiquetage permettant de moduler le prix selon un principe de bonus – malus. Les taxes des produits polluants serviront à subventionner les produits les moins polluants, rétablissant ainsi la vérité du coût environnemental.

Changeons avant tout la consommation et la production suivra, selon le principe de la demande et de l’offre.

Mais pour cela, la politique doit reprendre ses droits, c’est-à-dire guider la société vers une évolution soutenable. Le Politique doit raisonner en termes d’intérêt général et non plus en termes d’intérêt économique, sachant que l’économie s’adaptera toujours !

Donnons au consommateur les moyens d’être responsable de sa consommation et de prendre conscience du mieux vivre qu’une telle démarche entraine.

Alain Silvestre (Chargé de Mission Développement Durable MoDem Gironde) et Commission Développement Durable du MoDem Gironde

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