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Ce n’est pas simple et pourtant il y a urgence !

24 février 2014

Pourquoi n’est ce pas simple ?

Deux tendances contradictoires nous animent : l’égo compétitif (individu égoïste) et l’alter coopératif (personne tissée aux autres). Au plus profond de l’homme, naissent : la propriété, la domination, la hiérarchie, l’exploitation d’autrui… mais aussi : l’entraide, la solidarité, la compassion… C’est sur cette dialectique ontologique (E. Morin Anthropolitique) que nous devons refonder un nouveau modèle sociétal. Pas d’angélisme (« l’obstacle le plus grand rencontré par la civilisation est l’agressivité constitutionnelle contre autrui » S. Freud), mais pas non plus de manichéisme, nous devons aborder cela selon le principe de tension-opposition en dépassant cette opposition.

Soyons donc dans ce contexte, plutôt nietzschéen : commençons par brûler les idoles (idéologies) et déconstruisons, inventons, créons, innovons, pensons par nous même… Sortons des vieux schèmes pour rebâtir une société plus humaniste et nécessairement plus écologique. « Si nous ne changeons pas notre façon de penser, nous ne serons pas capables de résoudre les problèmes que nous créons avec nos modes actuels de pensée » A.Einstein

Pratiquons également une forme d’utilitarisme : l’essentiel en politique est l’action et surtout ses conséquences au service du bien commun. Les discours ne servent qu’à masquer le vide de ceux qui les pratiquent et, les bonnes intentions aux mauvaises conséquences sont finalement antihumanistes.

Ceci étant posé, il ne s’agit pas non plus de sombrer dans une sorte de nihilisme et/ou de cynisme. Il nous faudra donc être aussi un peu kantien : « Agis de telle sorte que tu traites l’humanité comme une fin, et jamais simplement comme un moyen ». Pratiques le désintéressement et l’universalité de tes actions.

Notre voie  n’est pas simple, mais Complexe. Elle se situe à mi-chemin entre position et opposition, entre blanc et noir. La vie politique et démocratique de notre pays à besoin d’un nouveau souffle et nous devons continuer à incarner ce nouveau souffle, ne pas renoncer et être courageux et exemplaire.

Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés puisse changer le monde. C’est même de cette façon que cela s’est toujours produit. » Margaret Mead, anthropologue (1901-1978).

La Politique doit contrebalancer les effets néfastes de la société de consommation.

Pourquoi est-elle néfaste ?

Car elle est le principe même qui nourrit l’individualisme. Suscitant des désirs toujours nouveaux, qui par définition sont insatiables, elle pousse l’individu à toujours plus de consommation. « Aujourd’hui, la consommation met en péril les ressources de l’environnement et exacerbe les inégalités » (Rapport mondial sur le développement humain). C’est le médium par lequel se développent la compétition sociale et la distinction. C’est le lieu par excellence du symbolique : c’est à travers elle que je marque mon appartenance sociale, indiquant aux autres qui je suis et ce que je vaux (pouvoir des marques devenues des marqueurs). (Au-delà du PIB – D. Méda).

La Politique doit donc, pour lutter contre cet individualisme, faire émerger et favoriser les conditions d’expression de la part Altruiste de la personne citoyenne.

La personne est le contraire de l’individu (consommateur égocentré), elle est ancrée dans l’humain. C’est une fibre tissée (tissu social), reliée aux autres, soucieuse de l’harmonie des rapports humains et de la préservation de l’environnement (ressources, biodiversité, eau, air). La personne porte en elle des valeurs de solidarité, de respect des différences, ne raisonne pas qu’en termes de marchandise, de compétition interindividuelle, mais valorise les arts, la culture, la connaissance, l’engagement dans les différentes institutions démocratiques au service de l’intérêt général, l’exercice de la liberté de choix …

La personne commerce alors que l’individu consomme. Le commerce oblige les hommes à la sociabilité, aux échanges, au partage de biens. Il permet aux hommes de se rapprocher, d’instaurer plus de démocratie pour bien fonctionner. Il en résulte plus de stabilité, et l’instauration d’une paix durable (modèle de l’Europe). Le commerce est un puissant facteur de civilisation.

Voilà, ce que devrait être La Politique, par delà la droite et la gauche, et voilà pourquoi je suis central.

Il est impératif de dépasser ce clivage droite/gauche.  Parce que ces idéologies, un temps nécessaires et adaptées à une époque, ont atteint leur limite pour penser la complexité du monde actuel, ou la question qui se pose n’est plus Le Libéralisme ou Le collectivisme, mais « Le libéralisme avec qu’elle dose d’intervention de l’Etat ». Or, à gauche la pensée dominante est encore « tout ce qui est public, est vertueux et tout ce qui est privé, est mauvais » et à droite, c’est exactement le contraire !

Et bien non, ce n’est pas aussi simple ! Il n’y a pas plus de blanc pur, que de noir pur, mais un continuum de gris !

Ne pensons pas en terme manichéen, mais en terme dialogique et opérons une sorte de syncrétisme entre idéologie de droite et idéologie de gauche : garder ce qui est vertueux et éliminer ce qui est mauvais, aussi bien de droite que de gauche,  pour fonder un nouveau modèle de société, une nouvelle social démocratie qui met l’homme et l’écologie sociale au centre du projet sociétal.

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